Porteur du projet : Nicolas Fage

Résumé de l’étude :

Justification de l’étude : Le choc septique, fréquent en réanimation et associé à une mortalité d’environ 40%, nécessite le recours à des vasopresseurs afin de maintenir une pression artérielle moyenne ≥ 65 mmHg. La noradrénaline peut induire des effets indésirables, tels que des troubles du rythme, en particulier à fortes doses. Les recommandations actuelles suggèrent d’ajouter la vasopressine lorsque les doses de noradrénaline dépassent 0,50 à 1,0 μg/kg/min (bitartrate), bien que cette stratégie ne repose pas sur des données scientifiques solides issues de la littérature. L’étude VASST 1 (essai randomisé contrôlé en double aveugle) a inclus des patients à la phase précoce du choc septique, répartis en deux groupes : l’un recevant de la vasopressine associée à la noradrénaline, l’autre de la noradrénaline seule. Les résultats n’ont pas montré de différence sur la mortalité globale, mais une réduction de la mortalité a été observée chez les patients recevant de la vasopressine et initialement traités par de faibles doses de noradrénaline (< 15 μg/min base = < 30 μg/min bitartrate). Une analyse post hoc a également suggéré une meilleure survie chez les patients ayant une lactatémie < 2 mmol/L lors de l’ajout de la vasopressine. Ces résultats de sous-groupes nécessitent toutefois confirmation par une étude de grande ampleur, d’autant que la mortalité reste élevée dans ce sous-groupe de patients recevant de faibles doses initiales de noradrénaline, atteignant environ 36 % à 90 jours.

Méthodologie : L’objectif de cette étude est d’évaluer l’effet de l’ajout de la vasopressine à la noradrénaline sur la mortalité à 28 jours chez des patients en sepsis nécessitant de la noradrénaline recevant des doses de noradrénaline bitartrate < 0,40 μg/kg/min à l’inclusion. Il s’agira d’un essai randomisé contrôlé en double aveugle. Les patients éligibles, ayant reçu de la noradrénaline depuis moins de 12 h après son introduction. Ils seront randomisés en deux groupes pour recevoir soit la noradrénaline seule, soit la noradrénaline associée à la vasopressine, selon une administration en aveugle. Une stratification sera réalisée selon la présence ou non d’une hyperlactatémie (> 2 mmol/L) à l’inclusion.

Perspective : Les résultats de cette étude, qu’ils soient positifs ou négatifs, auront ainsi des implications importantes sur les recommandations de prise en charge du choc septique.

Contact :

Si vous êtes intéressé(e) pour participer à cette étude, vous pouvez contacter Monsieur le docteur Nicolas Fage à l’adresse e-mail suivante : fage.nicolas@gmail.com